Votre vieux site dort. D’autres s’en servent.

On en croise toutes les semaines. Le site de l’association d’avant, celui du premier projet de l’entreprise, celui de la commune avant le changement d’équipe. Le prestataire a fermé boutique, plus personne ne retrouve le mot de passe, et le site tourne encore, tout seul, dans son coin.
On se dit qu’il ne dérange personne. C’est rarement le cas. Un site dont personne ne s’occupe finit presque toujours par servir à quelqu’un. Et ce quelqu’un, ce n’est pas vous.
Personne ne vise votre site. C’est bien le problème.
On imagine souvent le piratage comme une attaque ciblée, quelqu’un qui en voudrait à votre structure. En réalité, ce sont des programmes qui passent leurs journées à essayer toutes les portes d’internet, l’une après l’autre. Ils ne regardent pas qui vous êtes. Ils cherchent une version de Joomla, de WordPress ou d’une extension dont la faille est connue depuis des années.
Un site mis à jour régulièrement leur résiste en général sans difficulté. Un site figé depuis 2012, avec un Joomla 1.5 qui n’a plus reçu le moindre correctif depuis cette époque, c’est une porte restée grande ouverte. Le robot n’a même pas besoin de forcer.
Une fois entrés, ils s’installent
Le plus souvent, rien ne change en apparence. La page d’accueil est toujours là, identique. Mais derrière, des centaines de pages ont poussé en silence : vente de médicaments, contrefaçons, faux sites de banque pour récupérer des identifiants. Parfois, seuls les visiteurs sur téléphone sont redirigés ailleurs, ce qui fait que le propriétaire, sur son ordinateur, ne voit rien.
Très souvent aussi, le serveur se met à envoyer du courrier indésirable par milliers. Et là, les ennuis dépassent largement le vieux site.
Les services qui surveillent le spam repèrent l’expéditeur et inscrivent votre nom de domaine sur leurs listes noires. Vos vrais e-mails, ceux que vous envoyez à vos clients ou à vos usagers avec la même adresse, commencent à finir dans les indésirables. Personne ne vous prévient, les réponses se font juste plus rares.
Google, de son côté, peut afficher « Ce site a peut-être été piraté » sous votre nom dans les résultats, ou carrément un écran rouge d’avertissement avant d’entrer. Sur un hébergement partagé, c’est parfois l’adresse du serveur entier qui se retrouve sur liste noire, et l’hébergeur suspend alors le compte pour protéger ses autres clients. Du jour au lendemain, le site s’arrête, et parfois la messagerie avec.
Sortir de ces listes est possible. Mais il faut d’abord tout nettoyer, prouver que c’est fait, puis attendre. Une réputation se perd en une nuit et se reconstruit en plusieurs semaines.
Et ce petit cadenas qui manque
Pas besoin d’être piraté pour faire fuir les gens. Un site sans HTTPS est marqué « Non sécurisé » par les navigateurs, juste à côté de votre adresse. Pour un visiteur, la lecture est simple : ici, on ne fait pas attention. S’il y a un formulaire de contact, ce qu’il tape circule en clair sur le réseau.
Aujourd’hui, un certificat sécurisé ne coûte quasiment rien, il est même souvent gratuit. Son absence ne passe donc plus pour une économie. Elle dit surtout que plus personne ne surveille le site, et c’est exactement l’information que les robots dont on parlait plus haut aiment trouver. Google, lui, privilégie les sites en HTTPS depuis 2014.
Attendre coûte plus cher qu’on ne le croit
Un vieux site, c’est d’abord une image. Pour une entreprise, il laisse penser qu’elle a fermé. Pour une collectivité ou une association, ce sont des usagers qui tombent sur des horaires faux, un numéro qui ne répond plus, une actualité de 2016 en page d’accueil. Ils ne vous le diront pas, ils iront voir ailleurs.
C’est aussi, souvent, un trésor qu’on oublie. Des années d’articles, de photos, de comptes rendus, de pages bien placées dans Google. Le jour où l’hébergeur coupe ou où le nom de domaine expire, tout cela peut disparaître d’un coup. Tant que le site est en ligne, on peut encore presque tout récupérer.
Chaque mois qui passe ajoute un peu de risque et retire un peu de valeur. On ne s’en rend pas compte, parce que rien ne casse bruyamment. Jusqu’au jour où ça casse.
Par où commencer
La bonne nouvelle, c’est qu’un site oublié se soigne très bien. On récupère ce qui mérite de l’être, on garde les adresses qui ont de la valeur dans Google, et on repart sur quelque chose de clair, de rapide et d’entretenu.
Votre site dort depuis des années et vous voulez lui redonner une vraie place ? C’est par ici : Reprendre un site à l’abandon.
Vous avez remarqué des pages étranges, une alerte de Google, des e-mails qui n’arrivent plus, ou votre hébergeur vous a écrit ? Ne supprimez rien et appelez-nous. Tout est expliqué ici : Réparer un site piraté.
Et si vous ne savez pas trop dans quel cas vous êtes, le plus simple reste d’en parler. Au 04 70 45 47 40, ou via notre formulaire de contact. On regarde, et on vous dit franchement ce qu’il en est.
Et pour vous ?
Votre site a besoin d’un bilan de santé ?
Site abandonné, sans HTTPS ou au comportement étrange : on regarde où il en est et on vous dit franchement quoi faire.
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